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Rédiger un mémoire technique audiovisuel

Le mémoire technique est la partie de l'offre où un prestataire audiovisuel gagne ou perd le plus de points. Ce guide explique ce que l'acheteur y cherche, comment le structurer à partir du cahier des charges, et les erreurs qui coûtent des points.

À quoi sert le mémoire technique

Le règlement de la consultation annonce les critères de jugement et leur pondération : par exemple un critère prix et un critère valeur technique, lui-même découpé en sous-critères. Le mémoire est noté sur ces sous-critères, et sur rien d'autre.

Avant d'écrire, recopiez la liste des sous-critères et leur poids. Ils donnent le plan du mémoire et la place à accorder à chaque partie.

Une trame qui suit le cahier des charges

Si l'acheteur fournit un cadre de mémoire technique, utilisez-le tel quel, dans l'ordre, sans en retirer de rubrique. Sinon, reprenez l'ordre des sous-critères, puis l'ordre des articles du CCTP à l'intérieur de chaque partie.

Pour chaque exigence du CCTP, dites comment vous y répondez, avec quel matériel et quelle méthode. Un correcteur doit retrouver en quelques secondes la réponse à chaque article : des titres qui reprennent la numérotation du CCTP l'y aident.

Moyens humains et matériels

Présentez l'équipe qui interviendra sur ce marché, pas l'effectif de l'entreprise : le chef de projet, les techniciens, leurs qualifications utiles (habilitation électrique, travail en hauteur, formations constructeur) et leur disponibilité.

Pour le matériel proposé, donnez la marque, le modèle et les caractéristiques qui répondent au CCTP, et joignez les fiches techniques demandées. Pour un marché de prestation (captation, sonorisation d'événements), décrivez le parc et la solution de secours en cas de panne.

Méthodologie d'intervention et planning

Décrivez le déroulé concret : visite et relevés, études et plans d'exécution, approvisionnement, installation, réglages, essais, formation des utilisateurs, réception, documentation remise.

Un planning daté, cohérent avec les délais du CCAP et les contraintes du site (salle en exploitation, accès, travaux d'autres corps d'état), montre que vous avez lu le dossier. Précisez aussi la maintenance et le délai d'intervention proposés si le marché les comprend.

Les erreurs fréquentes

Le mémoire générique, recopié d'un marché à l'autre, se repère vite et se note mal. Les plaquettes commerciales et les références sans rapport avec le besoin occupent de la place sans rapporter de points.

Autres erreurs courantes : promettre un matériel différent de celui du cadre de prix, oublier une exigence du CCTP, dépasser la longueur maximale fixée par le règlement, ou rendre un document difficile à lire faute de titres.

Questions fréquentes

Quelle longueur pour un mémoire technique ?

Celle que fixe le règlement de la consultation, s'il en fixe une ; au-delà, les pages peuvent ne pas être lues. Sinon, la bonne longueur est celle qui répond à chaque sous-critère et à chaque exigence du CCTP, sans remplissage.

Peut-on réutiliser un mémoire d'un marché à l'autre ?

Les parties stables peuvent servir de base : présentation de l'équipe, moyens, procédures qualité et sécurité. La réponse au besoin, la méthodologie et le planning doivent être réécrits pour chaque marché.

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